L’association s’est fixé pour objectifs prioritaires :
• La conservation et protection de toutes les espèces de tortues marines (Ordre des Chéloniens, familles zoologiques des Cheloniidés et des Dermochelyidés) à tous les stades de leur vie, et leurs habitats ;
• L’étude de la biologie de toutes les espèces de tortues marines dans le but de mieux les connaître pour mieux les protéger ;
• Faire pression auprès des Etats et des organismes concernés pour une meilleure application des législations et des conventions internationales (CITES, Bonn...) ;
• Oeuvrer pour une meilleure conservation des habitats terrestres et marins de ces espèces ;
• Oeuvrer contre toute exploitation illégale des produits dérivés de ces espèces ;
• Agir en justice contre toute atteinte des tortues marines, et de leurs habitats ;
• Oeuvrer pour réduire la mortalité accidentelle des tortues marines dans les matériels de pêche, et réduire les pollutions des mers et océans ;
• Sensibiliser le public vis-à-vis des menaces pesant sur les tortues marines par des activités diverses : expositions et présentations muséographiques, films, livres, matériels pédagogiques, sorties nature ;
• Former des animateurs et des gardes sur des sites de nidification et dans les espaces protégés ;
• Proposer des expertises aux régions désireuses de sauvegarder les tortues marines présentes dans leurs eaux et/ou sur leurs plages, tout en respectant les cultures traditionnelles locales et en proposant des retombées économiques par la valorisation pérenne de ce patrimoine (écotourisme).
Les champs géographiques préférentiels d’action sont la Caraïbe, l’Ouest africain et l’Ouest de l’Océan Indien, la Nouvelle-Calédonie, mais non exclusivement.
L’association Chélonée a été créée en 1997 à l’initiative du Groupe tortues marines (ancêtre du Groupe Tortues Marines France) de l’Observatoire du Patrimoine naturel en vue de mener des actions d’étude et de conservation des tortues marines dans l’Outremer français et dans les pays africains francophones. Le siège a été fixé à l’Aquarium de La Rochelle. Ce siège fut transféré ensuite au Centre de recherche et de conservation des tortues marines, dans le Lot.
Lors de la création du Mémorandum d’Abidjan en 1999 à l’initiative de la CMS et de Chélonée en partenariat avec les ministères français de la Coopération et de l’Ecologie, le Muséum national d’Histoire naturelle de Paris, le WWF et le Comité français pour l’UICN, il a été décidé que l’association Chélonée assurerait sa coordination scientifique. Une subvention ministérielle annuelle fut donnée à l’association pour son fonctionnement.
Par le travail de son président d’honneur et de sa vice-présidente en Afrique occidentale dans le contexte régional du Mémorandum d’Abidjan de la CMS, Chélonée a créé et gérer divers projets de terrain. Dans le cadre des recommandations du Plan régional du MdA d’Abidjan, Chélonée créa et/ou supervisa des projets dans une douzaine d’Etats africains signataires.
L’association, de plus en plus, est amenée à intervenir dans la gestion d’aires marines protégées et organise des ateliers de formation pour les gardes. Ne délaissant pas pour autant la recherche fondamentale ni la protection des tortues et des nids contre le braconnage, Chélonée vise maintenant la conservation des habitats des tortues marines. Ses statuts sont modifiés dans ce sens.
Le président et le président d’honneur ont été à l’origine en 2018 de la Résolution XIII-24 de la convention de Ramsar visant à classer les habitats côtiers des tortues marines.